
Vous êtes-vous déjà demandé ce que contenait réellement votre poubelle de salle de bain ? Entre les flacons de shampoing en plastique, les tubes de dentifrice, les cotons jetables et les emballages de savon, elle se remplit souvent à une vitesse folle. C’est en faisant ce constat un dimanche soir que je me suis dit : « Mélanie, il y a forcément une autre façon de faire ! ». C’est une pièce si personnelle, pourquoi ne pas en faire un espace plus doux pour nous et pour la planète ? Amener le zéro déchet dans sa salle de bain, ce n’est pas une mission impossible, mais plutôt une aventure créative et gratifiante. Dans cet article, je vous partage mes astuces et mes découvertes pour vous lancer, pas à pas et sans pression.
Pourquoi s’attaquer à la salle de bain ?
Quand on débute une démarche zéro déchet, on pense souvent à la cuisine avec les courses en vrac. Pourtant, la salle de bain est une véritable mine d’or (ou plutôt, de plastique !). C’est l’un des endroits où l’industrie du jetable s’est le plus installée dans notre quotidien.
Réfléchissez-y : la plupart des produits que nous utilisons sont conçus pour être utilisés une fois puis jetés. Selon Zero Waste France, un Français jette en moyenne 354 kg de déchets par an. Une partie non négligeable provient de notre salle d’eau. Changer nos habitudes ici a donc un impact direct et visible. Et puis, entre nous, quel plaisir de se préparer le matin entouré·e de jolis objets durables et de produits sains, plutôt que d’une armée de flacons en plastique !
Par où commencer ? Les premiers gestes simples
L’idée n’est pas de tout jeter pour tout racheter en version « zéro déchet ». Ce serait contre-productif ! La première règle, c’est de finir ce que l’on a. Ensuite, on remplace au fur et à mesure.
Voici quelques idées faciles pour démarrer :
- Le savon solide : C’est le grand classique, mais il est redoutablement efficace. Il remplace le gel douche en bouteille et le savon liquide pour les mains. Il en existe pour tous les types de peau, souvent emballés dans du carton recyclable. Mon petit plaisir, c’est de choisir des savons artisanaux locaux, leur parfum est tellement plus authentique !
- Le shampoing solide : Au début, j’étais sceptique. Est-ce que ça lave vraiment ? Est-ce pratique ? La réponse est oui, mille fois oui ! Un shampoing solide équivaut à environ deux ou trois bouteilles de shampoing liquide. Il suffit de le frotter sur cheveux mouillés, et la mousse apparaît comme par magie.
- La brosse à dents en bambou : C’est une alternative simple et jolie à la brosse à dents en plastique. Le manche est compostable, il suffit de retirer les poils en nylon avec une pince avant de le jeter au compost.
- Les cotons démaquillants lavables : Fini les disques de coton qu’on jette après chaque utilisation ! Les carrés démaquillants en tissu (souvent en bambou ou coton bio) sont tout aussi efficaces. Un petit tour en machine dans un filet de lavage, et c’est reparti.
Mes alternatives zéro déchet préférées
Une fois les bases adoptées, on peut aller un peu plus loin. Voici les produits qui ont vraiment changé ma routine et que je ne quitterais pour rien au monde.
Le dentifrice solide ou en poudre
Adieu le tube en plastique difficilement recyclable ! Le dentifrice solide se présente sous forme de pastilles à croquer ou de poudre. On en dépose un peu sur la brosse à dents humide et on se brosse les dents comme d’habitude. C’est un peu déroutant au début, car ça mousse moins, mais on s’y fait très vite. Et la sensation de propreté est bien là.
L’oriculi pour les oreilles
Cet instrument en bambou ou en inox remplace les cotons-tiges. Inspiré d’une pratique japonaise, il permet de nettoyer le pavillon de l’oreille en douceur, sans tasser le cérumen au fond du canal auditif. C’est économique, écologique et réutilisable à vie. Attention, il faut l’utiliser avec délicatesse !
Le déodorant solide
C’est l’une de mes plus belles découvertes. Les déodorants solides se présentent en pot ou en stick rechargeable. Leur composition est souvent bien plus saine que celle des déodorants conventionnels (sans sels d’aluminium, par exemple). Je trouve leur efficacité bluffante, même pendant une séance de sport.
Mon petit DIY facile : le démaquillant biphasé maison
Parfois, la meilleure solution, c’est de la faire soi-même ! Pour vous montrer que ce n’est pas si compliqué, voici ma recette express de démaquillant biphasé. Il est parfait pour enlever le maquillage, même waterproof.
Ce dont vous avez besoin :
- Un petit flacon en verre propre (50 ml, par exemple)
- 25 ml d’huile végétale (jojoba, amande douce, ou même olive si vous n’avez que ça)
- 25 ml d’hydrolat (eau de bleuet pour apaiser les yeux, ou eau de rose)
Comment faire ?
- Versez l’huile dans votre flacon.
- Ajoutez l’hydrolat par-dessus.
- C’est tout !
Avant chaque utilisation, secouez bien le flacon pour mélanger les deux phases. Appliquez quelques gouttes sur un coton lavable et démaquillez-vous en douceur. Simple, non ?
Ensemble, vers une salle de bain plus douce
Passer au zéro déchet dans sa salle de bain, c’est avant tout un cheminement personnel. L’important est d’y aller à son rythme, de tester ce qui nous convient et de célébrer chaque petite victoire. Ne vous mettez pas la pression de la perfection. Chaque bouteille en plastique évitée est déjà un pas immense.
Et vous, quelles sont vos astuces zéro déchet pour la salle de bain ? Avez-vous déjà testé certaines de ces alternatives ? Racontez-moi tout en commentaire, j’adore lire vos expériences et découvrir de nouvelles idées !






